Bienvenue a tout nos congénères immortels...

Bienvenue a tout nos congénères immortels...
Après de années de frustrations, d'existences reclusent, nous voulons sortir de l'ombre. Toi, mortel à la courte vie, sois le témoin de ce jour ou les vampires osent enfin regarder le soleil en face...Nous exortons nos frères et nos soeurs à faire de même.

# Posté le samedi 01 janvier 2005 08:16

Modifié le samedi 01 janvier 2005 13:30

Suffer: Ma naissance

Suffer: Ma naissance
On me nommait Romain avant cette nuit, que jamais il ne me sera permis d'oublier...J'étais issus d'une famille de la noblesse Savoyarde, quand celle-ci n'était point française.Je menais une existence amère...Tant de problemes dans ma tête...Je vivais avec la Mort sur mon épaule, mais Celle-ci refusait de me prendre avec elle. Etais-je donc comdamner à subir cette existence douloureuse? La mort aurait été mon salut, et le destin m'en a longtemps privé. J'ai toujours été passionné par l'occulte, au grand dam de ma famille, qui n'y voyait que présages macabres, et malsaines intentions...Cette attirance pour l'obscur a peut etre été déterminante dans les évènements qui suivirent. Vous avez surement remarqué que je m'exprime au passé. Cela devient conprehensible quand on sait que je suis mort.
Je suis mort par une douce soirée printannière, en avril 1752, le onze, c'était un dimanche. J'avais alors dix-neuf ans, et j'allais vers mes vingt ans. En quete de solitude, comme très souvent, je sortis me promener en ville. Je me souviens d'absolument tout...D'abord, les ombres menacantes sur les murs; Chambéry avait un air lugubre à l'époque, qui était renforcé à la tombé de la nuit. Je me souvient aussi du bruit de mes bottes sur les pavés des étroites ruelles. Je me souviens encore de cette désagréable impression d'être épié, suivit... Des bruits de pas firent échos aux miens. Je me retourne, personne, sans doute un chat, pensais-je. Je compris à peine mon erreur en me retournant à nouveau. J'eus à peine le temps de distinguer une silhouette féminine, que deux crocs virent se ficher dans mon cou. Petit a petit, le trouble de mon esprit grandit, pour finalement,à l'apogé de cette union charnel, s'abandonna à une jouissance indescriptible. Mon esprit emmergea plus tard, beaucoup plus tard, dans une grande et belle chambre d'hotel. En ouvrant les yeux, je vis le visage de ma ravisseuse. sa peau, blanche comme le marbre le plus pur, était réhaussé par la couleur de ces lèvres pulpeuses. Deux petits crocs depassaient légerement de sa bouche si délicate, qu'à l'aube de ma propre mort, je désirais plus que tout embrasser...Malgré le coté démoniaque de cette créature, sa beauté, sa sensualité était telle que j'aurais voulut rester avec elle à jamais qu'elles qu'en soient les conséquences.
Je l'a vis s'entailler le poignet avec son ongle, et me souffler a l'oreille "bois, et tu vivras..."
Comment décrire par des mots l'extase que j'ai alors ressenti... le plus beau jour de ma vie, ou plutot de ma mort...
Depuis ce jour, où j'ai reçu le Don Ténébreux, Je suis un vampire, et j'erre à la nuit tombé. Ma "mère", celle qui m'a créé m'a "ensaigné" ce que je devais savoir, et meme un peu plus...
Un jour nous nous sommes séparés. Ma vrai mort commencait. Car le plus souvent, vampirisme rime avec solitude...Mes congénères m'ont baptisé Suffer, à force de me voir errer comme une âme en peine (pardonnez moi cette expression qui s'applique difficilement à un vampire...).
L'immortalité est attirante, mais très vite, elle devient longue, et mortelle. Si l'on n'est pas capable de pimenter sa mort, la folie arrive vite, et nombre de vampires se jettent dans le feu avant leurs cent premières années...Ce ne fut pas mon cas, l'ayant tant désiré, je m'accroche maintenant à ma mort. J'ai beaucoup voyagé, j'ai connu plus de guerres que beaucoup de vampires, j'ai vu les évolutions, et les "progrès" des vivants...Si je n'étais pas mort, j'aurais peur...
Je n'ai pour l'instant donné le Don Ténébreux qu'à une seule mortelle. Elle se nommait Lucie, elle et (mank un mot) eurent une relation passionné avant sa mort, et je craignais de lui faire don de la mort éternelle. C'était en 1891, en pleine révolution industrielle, quand bon nombre de vivants semblaient plus morts que nous. Je cherchais à me repaître, quand au détours d'un faubourg, je la vis, tel un ange. Je ne pu me ressoudre à la tuer.Je la laissa partir.Chaque soir elle fesait le même trajet, et chaque soir, je la guettait avec bienveillance, tel un noir protecteur.Un jour je me décida à l'aborder, et ce fut le coup de foudre. Notre relation fut d'une rare intensité, j'était subjugué par cette fragile beautée, ce coeur, qui semblait pouvoir s'arreter de battre à chaque instant, et l'odeur de son sang me fesait perdre la tête. Pour la première fois, je réalisais que les vivants n'étaient pas seulement de la nourriture. Quand elle apprit ma nature, elle me supplia pour que je lui donne le Don Ténébreux. Longtemps j'ai refusé, craignant de perdre ce qui m'attirait tant, sa vulnérabilité, et sa naïveté si touchante...
Mais la peur de la perdre par la faute de cette humanité violente et sans pitié me résolut à l'exaucer.
Je lui donna la mort eternelle octobre 1895. Je n'oublirai jamais cette volupté... Je ne saurais dire ce qui est le plus délicieux, sentir sa vie aspirer, ou sentir la vie s'inssufler en nous...Pendant ce cours instant où l'on a l'impression de controler le coeur de sa victime, on se surprend à se prendre pour Dieu...Quand elle fut au seuil de sa mort, je m'ouvris le poignet, et lui fis boire mon sang à son tour. lentement, je la vis revenir à elle, et je sus que rien ne serait jamais comme avant.
Petit à petit, elle perdait son hummanité, devenait vampire, je ressentait son désir de parcourir le monde...J'avais alors cent cinquante ans, et la terre entière m'était connu. J'avais passé des années à l'arpenter, à escalader les montagnes, traverser les océans. Malgré la douleur que je ressentais à l'idée de la voir partir, je m'y resolu par amour. Il ne me resterai qu'à l'attendre, en esperant qu'elle en ait, un jour, assez de visiter le monde. Alors, je serai la, le même que celui qu'elle avait quitté.
A nouveau, j'ai vu le monde ravagé par ces deux longues guerres, j'ai vu assez de cadavres pour nourrir jusqu'a la fin des temps tout les vampires de la création. C'est affligeant d'aimer tant détruire.L'homme n'a-t-il donc tiré aucune conclusion de toute son histoire?
Dégouté, je me suis enterré pendant douze années, me plongeant dans un état de demi-mort.
Je suis resorti dans le monde des vivants en 1975. J'ai pu assister a enfin une bonne invention humaine: le metal.
Les vivants sont attirés par la mort. Il suffit de regarder le nombre grandissant de ceux qui se nomment "gothiques". Cela dit, J'apprécis beaucoup leur présence. Nous pouvons nous meler façilement à eux, grace à leur gout pour les peaux pâles...Nombre de vampires agissent comme moi. Certain vont plus loin encore, en devenant célèbre chez les humains. Par exemple, mon ami Lestat de Lioncourt, rencontré un siècle auparavant a Florence.
Il m'a d'ailleurs proposé de rejoindre son groupe, je vais réfléchir à sa proposition...
J'aime cette culture "underground" comme on l'appelle, je me sens presque chez moi parmi ces morts vivants.
J'attend seulement avec impatience le retour de celle qui donne l'illusion a mon coeur sans vie de battre, celle qui réchauffe la mortelle froideur de mon corps, celle qui illumine mes nuits. Si tu lis ces quelques lignes mon amour, reviens-moi, ou fait moi un signe, je te rejoindrai. Toutes ces années sans toi n'ont fait que renforcer mon amour. Je t'aime.
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# Posté le samedi 01 janvier 2005 13:37

Modifié le dimanche 02 janvier 2005 08:44

Silent :Ma naissance

Silent :Ma naissance
Lyon, 1791. La terreur s'est installée depuis quelques mois, la pluie refait son apparition, le mois de septembre s'achève, bientôt mes dix-neuf ans qui arrivent... Depuis une semaine environ, je me sens attiré, complètement amouraché d'une jeune femme. Elle est de taille moyenne, mais plutôt grande par rapport à ses congénères, les cheveux d'un noir d'ébène, un peau d'une pâleur enchanteresse, montrant sa certaine origine noble. Je l'avais vu la première fois lors d'une promenade nocturne en compagnie de mon cousin. Nous étions près d'un étang, et nous nous étions arranger pour nous approcher un maximum... Mais, la belle, par je ne sais quel prodige, s'était éclipsée... Nous sommes rentré le soir, jurant de la retrouver. Le lendemain soir, nous réitérâmes l'expérience, et de même, nous voyons cette femme mystérieuse, et de même, elle disparaît. Mais cette fois, avant de disparaître, j'ai pu fixer son regard... J'étais envoûté, et mon cousin me conseilla de ne plus chercher à la revoir, présentant quelque chose d'anormal en elle. Il me traîna dans d'autres endroits de la ville chaque soirs de la semaine jusqu'au lundi suivant. Ce jour-là, il avait un repas familial, bien que nos famille soit loin d'être pauvre, nous faisons partit de la "petite" bourgeoisie, alors les repas familiaux étaient assez importants, souvent, ils permettaient d'arranger les mariages des enfants entre familles, le genre de formalité que je préfère subtilement éviter... Enfin, profitant de ma possibilité de lui parler enfin, je couru à l'étang, et comme dans mes souvenirs, elle était là... Après lui avoir bredouillé quelques babioles, elle me pris la main. Sa paume était gelée, et pensant qu'elle devait mourir de froid, je lui ai proposé de l'accompagner dans un endroit plus protégé, surtout que la pluie n'allait pas tarder à se déversée... Elle me guida à travers la ville, et on atteignit relativement vite ses appartements. Arrivé sur le pas de la porte, je tendis mes lèvres, chose que je fais habituellement pour impressionner les demoiselles, mais elles ne touchent que le vide habituellement... Mais ce soir-là, je devais être l'homme le plus chanceux du monde, ma bouche rencontra la sienne... Et loin de m'éloigner, elles restèrent soudées un long moment... Rouvrant les yeux, je m'aperçus que l'on était à l'intérieur de sa chambre, et seule une bougie éclairait faiblement la pièce. Ne voulant montrer mon mal à l'aise, je pris une position forte sur mes pieds, et me dressa devant elle... Elle me prit le bras, et me projeta sur le lit, et me bondit dessus... Elle m'écrasa de tout son poids, alors que je ne m'y attendais pas du tout, je perdis tout l'air de mes poumons, et perdit connaissance. A mon réveil, j'étais attaché au lit, et le torse en feu... Quand mes yeux purent s'ouvrir, je vis cette femme devant moi, la bouche en sang, et je m'aperçus très vite que c'était mon sang, provenant de multiples coupures sur mon torse. J'essayais de hurler, mais n'ayant plus de force, ma voix était faible et sans portée. Elle s'approcha doucement, et me glissa à l'oreille, tendrement qu'elle pouvait m'offrir la vie éternelle si je restais sagement dans cette chambre et lui servais d'"esclave" à jamais. Ayant vu ce regard assoiffé de sang, je compris qu'elle ne plaisantait pas. Alors j'accepta sa proposition... C'est ainsi qu'elle me vida de mon sang, je sentais peu à peu mes forces me quitter. Et à l'instant où je voyais cette étincelle de vie s'éclipser, j'entrevis la noble s'entailler le poignet et me le tendre, je compris qu'il fallait que je boives, je connaissais les légendes populaires, alors je bus... et ma vue se troubla définitivement.
A mon réveil, je ne ressentais plus mon cœur battre. Je commença à paniquer, et je m'aperçus que je voyais distinctement, alors qu'il n'y avait aucune source de lumière... Je me souvins peu à peu de ce qui c'était passé la veille. J'étais dégoûté, mais en même temps, je sentais un pouvoir inconnu couler dans mes veines. Le sang séché sur les draps blancs du lit m'attirait étrangement. Puis d'un coup, elle apparut devant moi, et c'est alors qu'elle se présenta réellement. Elle se nommait Sharla, et était vampire depuis plus de cinq cents ans, et s'ennuyait seule, c'est pour cela qu'elle recherchait un esclave... Nous restâmes dans cet hôtel un mois environ, je ne sortais pas, j'étais toujours attaché ou enchaîné quand Sharla sortait et je voyais mes forces décliner peu à peu, jusqu'au jour où elle revint avec un séduisant jeune homme, qui n'était autre que mon cousin, venu l'interroger sur ma soudaine disparition. Quand il rentra dans la salle, je le reconnu tout de suite, mais je me tus, je sentais une boule d'angoisse se former dans mon estomac, mais en même temps, je n'attendais qu'une seule chose... Sharla hypnotisa mon cousin, et me l'envoya. A peine était-il suffisamment proche de moi que je lui sauta dessus, et bu son sang sans perdre une seconde. Je me sentais revivre, je me sentais fort a nouveau... Quand je sortis de ma transe, je vis mon cousin dans mes bras, mort définitivement. Un hurlement sortit de ma gorge, puis je ne vis plus rien. A mon réveil, Sharla n'était plus là, et il n'y avait plus de trace de ce qui s'était passé, si je ne rêvais pas... Je sortais à peine des vapeurs de l'éther, quand j'entendais un bruit venant de la porte. M'attendant à voir Sharla entrer dans la pièce, je fus agréablement surpris de voir que ce n'était pas elle. C'étais la femme de chambre, une jeune fille de mon age environ, assez mince, les cheveux bruns foncés, de taille moyenne, et le visage assez doux. Elle se dirigea vers les volets, et commença à les ouvrir... A peine un rayon lumineux entra dans la pièce, je fus aveugler, et hurlais... Apeuré par le soudain cri, elle relâcha le volet, qui se referma très vite. Elle accourut vers moi, et s'aperçut que j'était enchaîné. Je lui dis de partir avant le retour de la maîtresse, mais elle ne m'écoutait pas, elle voulait me faire sortir de la... Me disant que son père était serrurier, elle pouvait me sortir de là... Elle défit sans difficulté mon premier poignet de son étreinte, quand elle commença le deuxième verrou, c'est alors que Sharla revint. Elle saisit la bonne et la projeta contre le mur, avec une telle violence que le choc fit se décrocher un volet, et un rayon de soleil percuta Sharla, qui brûla sous mes yeux... Je fermis les yeux, et n'entendis que le faible battement de cœur de ma sauveuse. J'arracha mon bras de l'anneau de fer qui le retenait, m'approchait de la jeune fille, et la tira dans un coin plus obscure. Elle était salement blessée, et j'étais paniqué, ne sachant quoi faire. Je pris la décision de la sauver à mon tour, de prendre le risque de la tuer de mes propres mains, comme mon cousin. Je lui susurra de ne pas avoir peur de moi, et elle m'obéit. Elle n'eut pas peur quand je lui revela mes crocs, à peine un sursaut quand ils se plantèrent amoureusement dans son cou. M'étant abreuver peu de temps avant, je réussis tant bien que mal à me contrôler dans mon extase, je ne voulais pas reproduire mon erreur. Après avoir bu une bonne partie de son sang, je pris mon bras dans ma bouche, et arracha un lambeau de chair, et je le mis au dessus de sa bouche, faisant couler le liquide chaud et onctueux dans sa bouche. Son cœur battait toujours, j'avais peur d'avoir mal procédé, je ne connaissais rien à mes facultés, je la pris dans mes bras, et attendis, espérant la voir retrouver sa vitalité. Nous restâmes unis comme cela jusqu'au crépuscule, son sang se répandait toujours sur nous. Quand l'obscurité fut suffisante, je la pris et alla dans les greniers, lieu peu fréquenté et suffisamment obscure pour séjourner une journée. Arriver dans ce lieu, son cœur battait de moins en moins vite, et quand il s'arrêta, je pris mes anciens réflexes humains, et commença à lui faire un massage cardiaque, sans succès. Puis, après quelques secondes, je vis ses paupières se rouvrir, puis un sourire sur son visage, et ce jour-là, je compris que nous allions rester ensemble dans ce nouveau monde. Lui laissant le temps de reprendre ses esprit, je lui demanda ensuite son prénom, elle me répondit Faith. Elle me questionna alors sur ce que l'on était, ce que devait faire... Je lui répondis en racontant mon histoire, et elle me crut. La nuit suivante, nous sortîmes, et partagèrent notre premier "repas" ensemble, bien que cela nous répugnait, il nous était vital. Nous primes chacun un pseudonyme, permettant d'oublier notre passé humain, elle choisit SkunkRyse, et moi Silent. Depuis ce jour, nous sommes inséparables, c'est ce qui nous a permis de survivre jusqu'à notre rencontre avec Suffer. Mais ceci est une autre histoire...

# Posté le dimanche 02 janvier 2005 08:41

SkunkRyse : Naissance

SkunkRyse : Naissance
On me connaît sous le nom de SkunkRyse. J'êre la nuit en compagnie de celui qui m'a engendré, Silent, à la fois mon âme soeur et mon frêre de sang, unis à jamais. Je suis née dans un quartier pauvre de Londres en 1773, d'un pêre irlandais serrurier et d'une mêre française institutrice. Ils me donnêrent le nom de Faith, en hommage à leur foi en Dieu et à ces 23 douloureuses années d'attente d'avoir un enfant. En 1786, ma mêre donna naissance à deux petites filles magnifiques, mais mourut dans d'atroces souffrances lors de l'accouchement. Mon pêre sombra dans l'alcool et je dû m'occuper de mes deux soeurs enfin qu'elles ne suivent pas mon exemple. En effet les conditions de vie étaient rudes et j'étais seule à pouvoir subsister aux besoins de la famille. Obligée de vendre mon corps et de multiplier les petits boulots, je vouais ma vie au bien être de mes deux anges sans penser à l'horreur qu'était ma vie. Un soir de novembre 1790, mon pêre rentra une fois de plus ivre dans le taudis qui nous servait de logis. Pris d'un coup de folie à cause des pleurs des petites, il les frappa violemment jusqu'à la mort, et réalisant ce qu'il venait de faire il se pendit à la plus solide des poutres. Etant partie me faire souillée cette nuit là encore, je ne découvris le massacre qu'au petit matin. Je suis restée une semaine durant au milieu des corps des êtres aimés, sans boire ni manger, ayant pour seule compagnie les rats. Décidant enfin de réagir, je pris les quelques biens que je n'avais pas vendu et une couverture brodée aux initiales de mes chêres amours, S et R. J'alla récupéré mon maigre salaire et pris le premier bateau pour la France. A son bord un homme assez bien portant et apparemment fortuné me proposant un emploi de femme de chambre dans un hôtel lugubre de Lyon. J'acceptai alors, mais ce qu'il n'avait pas dit ce que je devrai aussi répondre à ses pulsions perverses sans rechigner. Les mois passêrent et la routine de ma vie me convenait. Entre ménages et nuits d'effroi, je n'étais plus que l'ombre de moi-même, mais je ne pouvais rien faire contre. Seule me restait cette petite couverture pour m'échapper un peu de cette horreur. Un soir, en 1791, je vis une habituée rentrée avec à son bras un jeune homme sans doute de bonne famille mais avec quelque chose dans le regard que je ne saurai décrire. Il semblait envoûté par cette femme aux abords si froids. Le lendemain, faisant simplement mon travail j'entrepris de nettoyer leur chambre et c'est là que je le découvris enchaîné au lit, recouvert de sang. Ne sachant pourquoi, alors que j'aurai dû fuir, j'ai voulu l'aider et le détacher, mais elle rentra avant que je ne puisse finir et me projeta à travers la piêce. Alors sans connaissance, je me souviens seulement de son odeur à la fois si particuliêre et si enivrante. A mon réveil, encore toute étourdie, du sang plein la bouche, j'ai vite compris que quelque chose avait changé. Ne sachant quoi, je posai milles questions à ce curieux inconnu, pourtant devenu familier. Il m'avait sauvé de la mort, ou plutôt il m'avait donné la mort pour mieux me faire renaître. Nous étions maintenant liés par un destin de nuit et de sang. Afin de tirer un trait sur nos vies passées, nous décidâmes de prendre des pseudonymes. Il choisit Silent, et moi SkunkRyse en hommage à mes deux petites soeurs disparues. A présent nos vies, ou plutôt nos morts, étaient soudées par un étrange lien, et depuis il est le seul en qui j'ai pleine confiance dans ce monde hostile. Du moins il l'était jusqu'à notre rencontre avec Suffer...

# Posté le dimanche 02 janvier 2005 11:35

Modifié le dimanche 02 janvier 2005 14:23

Suffer: Solitude

Par une sombre nuit d'automne, je m'avancais, seul, vers mon destin. J'étais à l'aube de ma cent huitième année. J'étais un vampire possédant déjà une certaine expérience de la mort.J'avais passé le cap des cent ans sans trop de difficultés. Je crois devoir cela à ma créatrice. Elle se nomme Pandora, elle devait être d'une rare beauté durant sa vie, et la mort avait encore accentué cette particularité.
Elle ne m'en a pas beaucoup apprit sur elle, mais par notre lien du sang, j'ai pu bénéficier de ses connaissances. J'ai donc appris qu'elle devait avoir au moins deux millénaires d'existence derrière elle. Elle est ce que l'on appelle un Ancien. Elle fut créé par le légendaire Marius, qui la prit pour amante.
Autant dire que ma chance fut grande d'être créé par un vampire d'une telle lignée, et d'un tel âge...
Cela expliquait sans doute pourquoi, à seulement quatre-vingts ans, j'était déjà un vampire redoutable pour mes ennemis, et mes proies. Je commencais déja à développer des dons parapsychiques, ce qui, à cet age, est signe d'une grande précocité. Mon savoir dâtait des débuts de l'empire romain, jusqu'à aujourd'hui. Bien sûr, ce n'est pas comme si j'avait vécu toutes ces années, cela ressemble plus à un long rêve, mais quel trésor que ce rêve. Sans parler de l'impressionnante force physique et mentale transmise par Pandora.
Malheureusement, être ainsi différent n'était pas si simple. Les anciens me rejetaient, car, en théorie, un vampire trop agé ne doit créer. "Le Don ténébreux ne doit jamais être le don d'un vampire ancien, de peur que le sang du novice ne soit trop fort. Nos talents, en effet, croissent avec l'age et les anciens ont trop de force à transmettre. Les blessures, les brûlures, si elles ne détruisent pas l'Enfant de Satan, décupleront ses forces après sa guérison."
Pandora avait enfreint cette règle par jeu, ou par provocation, peut etre les deux.
De plus, les jeunes vampires ne frayaient pas avec moi par crainte. De ce fait, je me retrouvais seul.
Etait-ce la une des obligation de ma vie de vampire? J'espérais qu'un jour, les évènements prouveraient le contraire...
J'était donc, pour l'instant, contraint de vivre avec les vivants, qui d'ailleurs, en ma présence, ne le restait guère longtemps.
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# Posté le mardi 04 janvier 2005 08:55